Isabel Muñoz, Madrid

 

On regarde trop vite les choses. Ou bien l’on reste empoigné de manière indélébile par la première impression. Isabel Muñoz est bien souvent ce vague souvenir, heureux, de corps délicieusement érotiques auquel on s’est attaché au détriment de la connaissance de l’œuvre. 

Cette exposition se veut une rupture avec les icônes, avec une certaine idée de la beauté qui n’est plus en phase avec ce qu’est aujourd’hui la photographe. Le choix des sujets s’est durcit, l’approche est devenue plus grave. Il s’agit d’une quête générique, celle de l’homme en général, et aussi celle d’un territoire, le monde. Isabel Muñoz ne revendique pas le statut d’anthropologue et ne situe pas sa photographie dans la catégorie du document.

Nourrie d’une puissance instinctive, l’oeuvre d’Isabel Muñoz est à l’image de son auteur : complexe et insaisissable. Elle crée ce que l’on peut appeler, faute de mieux, des images. Nous préférons dire qu’elle voit ses personnages à l’envers. Leur condition ne détermine pas ce que nous voyons. Elle accède, et nous fait accéder, à des aspects que le sujet lui-même dissimule.

La photographie palliative d’Isabel Muñoz ne fera que grandir.

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